La cabane d'Arion
À l’orée d’une forêt mystérieuse se dresse une cabane de sorcier en torchis, aux murs rugueux et irréguliers qui semblent raconter mille secrets. Son toit de chaume, épais et doré, exhale un parfum ancien, presque ensorcelant. L’unique pièce intérieure est un véritable antre mystique. Au centre trône une grande table rustique, faite de lourdes planches boisées, entourée de tabourets fabriqués à partir de rondins bruts, usés par le temps. Tout autour, des étagères croulent sous une multitude de grimoires anciens, leurs pages jaunies couvertes de symboles ésotériques.
Des pots en terre cuite, divers et intrigants, jonchent les étagères et le sol, certains émettant de légères vapeurs colorées. Un assortiment d’instruments étranges, entre fioles, alambics et objets métalliques aux formes curieuses, ponctue l’espace comme les outils d’un artisan hors du commun. Dans les coins reculés reposent deux lits simples, drapés de tissus sombres et usés, flanqués d’une penderie modeste où pendent robes et capes tissées de fil d’argent. Près de l’entrée, une cheminée majestueuse crépite doucement, éclairant la pièce d’une lumière vacillante. En son sommet, un chaudron fume lentement, libérant une odeur âcre et mystérieuse. Les petites fenêtres, munies de volets en bois, laissent filtrer un peu de lumière tamisée, gardant jalousement les secrets du sorcier.






